La cosmétique émotionnelle au service du bonheur des consommateurs

12 Nov 2019

Plus que des promesses d’efficacité, la cosmétique s’engage dans une nouvelle ère. La cosmétique émotionnelle est née, vectrice de bien-être et de bonheur. Les consommateurs et les demandes changent, les marques s’adaptent. Exit les seules preuves de résultats, l’industrie des cosmétiques s’attache désormais à l’impact émotionnel de ses produits.


La peau, miroir de nos émotions


La peau est le miroir de nos émotions, reflet de notre intériorité, de notre état de santé, psychique mais aussi de notre niveau de stress. Les pathologies cutanées comme l’eczéma ou le psoriasis ou même l’acné peuvent être induites ou aggravées par un taux de cortisol élevé, vous savez, ces hormones du stress que l’on veut à tout prix éviter. 


Les boutons, le teint terne ou encore les rougeurs reflètent souvent un état général. La peau ne triche pas, ne ment pas, elle révèle tous nos secrets.


A contrario, les émotions positives contribuent à diminuer le taux de cortisol, « ce qui aide à baisser le niveau d’inflammation de la peau » selon le Dr Denis Lamboley, médecin et spécialiste des médecines « intégratives ». Une personne qui est bien dans son corps et bien dans sa tête a « un peau moins réactive et moins sèche. On a aussi moins de rougeurs et le teint paraît plus lumineux ». Et si les hormones du bonheur se trouvaient dans notre parfum ou dans notre crème de nuit ?


Beauté, bien-être et sérénité avec la cosmétique émotionnelle


La cosmétique émotionnelle s’en revendique : elle peut faire baisser notre niveau de stress et restaurer des émotions positives. Les principes actifs ne sont dès lors pas suffisants. En plus de la protection de la peau et de sa beauté, les consommateurs sont en quête d’un soin plus profond, d’un soin qui apaisera corps, esprit et tension. Les produits dits de cosmétique émotionnelle s’attachent ainsi à utiliser des fragrances et des textures qui servent ce dessein. 


La marque Shiseido a dès les années 80 pris ce chemin. Pionnière dans le domaine, elle a même très rapidement créé une cellule de recherche experte en étude des odeurs. Le marque est rapidement devenue leader en « aromacologie » à savoir « l’étude de l’influence psychique et physiologique des fragrances » selon la responsable communication scientifique du groupe, Nathalie Broussard. Les notes olfactives sont vectrices de bien-être et de sérénité mais aussi de relaxation ou d’énergie en fonction des fragrances utilisées. 


Comment fonctionne la cosmétique émotionnelle ?


Le fonctionnement de ce type de cosmétique pour le moins révolutionnaire est simple. Il vous est sans doute arrivé de sentir des odeurs qui vous ont procuré d’agréables sensations ? Les informations olfactives, ce que vous sentez, montent directement au cerveau et envoient différents messages tels que « je suis relaxé », « je suis dynamisé », « je suis bien dans ma peau »… Le stress est donc éloigné et la peau en ressent les bienfaits. 


L’un des produits phares de Shiseido, le Masque de Nuit Peau reposée propose un parfum au jasmin qui aide à se détendre et à plonger dans un profond sommeil. La peau est ressourcée par les actifs du produit et par les odeurs qui agissent sur le système nerveux et améliorent considérablement la qualité du sommeil. « Des effets confirmés par des mesures d'ondes cérébrales et de pression artérielle » selon Nathalie Broussard. 


Depuis les années 80 et les premiers lancements de Shiseido, d’autres marques ont suivi dans l’aventure de la cosmétique émotionnelle. On pense notamment à la Crème de nuit intensive d’Eve Lom enrichie en graines d’indigo sauvage, à la Crème texture riche de Dior aux notes de rose apaisantes.


Les fragrances de fleur de lotus et de rose sont largement utilisées dans la composition des produits de cosmétique émotionnelle pour leur capacité à faire baisser le niveau de cortisol et à restaurer la fonction barrière de l’épiderme. 


Comment choisir nos cosmétiques aujourd’hui ?


Les consommateurs/trices ont aujourd’hui changé de mode de consommation. Ils ne choisissent plus un produit au hasard mais sont vigilants quant à sa composition, sa provenance, son packaging éco-responsable… Ils sont guidés par des préoccupations santé et environnementales. Mais avec la cosmétique émotionnelle, c’est également via notre état émotionnel que la sélection se fait naturellement. 


« Toutes ces innovations en matière de cosmétique sont aussi en train de changer notre manière de choisir nos crèmes », explique Pascale Brousse, fondatrice de l'agence Trend Sourcing. « On ne tient plus seulement compte de son type de peau, mais aussi de son état émotionnel. » 


La demande sociétale est là selon le Dr Denis Lamboley et plus encore lorsqu’il s’agit de réduire le niveau de stress. Le stress est actuellement en passe de devenir la deuxième maladie la plus répandue à l’échelle nationale et la cosmétique semble capable de résoudre ou de diminuer en partie ce problème grâce à ses actifs choisis pour leurs vertus anxiolytiques. 


Preuve en est, l’intégration des Fleurs de Bach et des huiles essentielles dans la composition des produits cosmétiques. Altearah par exemple, se repose sur l’aromathérapie et sur la chromothérapie pour réguler les émotions. 


Avec la cosmétique émotionnelle, la beauté se personnalise toujours plus. Les consommateurs profitent de produits adaptés à leur peau, à leurs problématiques mais qui ont également du sens. Une nouvelle façon de consommer à laquelle répondent les marques en développant une philosophie positive. 


L’approche émotionnelle ouvre sans nul doute sur d’infinies possibilités d’innovation pour les industriels de la cosmétique, sur fond de revendications solides pour répondre à cette conception holistique de la beauté et du bien-être. 

 

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